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Les
autres lieux de mémoire
Les
premières écoles
Pierre-Christian de Lamoignon, dernier descendant direct de
la famille du même nom, offrit les terrains sur lesquels
se dressent actuellement la place communale et la mairie.
Avant de mourir en 1876, il fit construire au bout de cette
place, une école tenue par des sœurs qu’on
appelait l’Ecole des filles. Elle ne devint laïque
qu’après la séparation de l’Eglise
et de l’Etat en 1901. Nous la connaissons actuellement
sous le nom d’Ecole du Centre.
En 1881,
jugeant que l'école du Centre, située à
plus de deux kilomètres du hameau de Vaux, était
trop éloignée, une nouvelle école mixte
est installée à La Bonneville. «Une classe
bien aérée y accueille cinquante élèves
qui peuvent s’ébattre dans deux petites cours
pourvues de six cabinets. Le tout équipé de
bon matériel.» selon les sources d’époque
de l’Education Nationale. C’est à l’emplacement
de cette école, où se sont usés tant
de fonds de culottes, que sont aujourd’hui accueillis
les enfants de la crèche collective.

Le
moulin
Sur le plateau où se situe le stade, un moulin à
vent faisait tourner ses ailes aux vents dominants. On retrouve
sa présence par deux fois : dans le nom de la Sente
du moulin qui y accédait (sente que nos enfants empruntent
en courant) et dans le nom de l’école construite
sur son emplacement, baptisée Ecole du Moulin avant
de s’appeler Pablo Neruda.
La
ligne de chemin de fer
Votée lors du projet de cimetière parisien,
elle devait relayer Auvers pour servir «au convoi des
morts» tel que le craignirent un temps les habitants
de Méry. Créée en 1874, elle participa
à l’essor économique de notre ville, notamment
à celui d’une scierie située sur Sognolles
qui envoyait son bois par convois.

Les
Carrières
Le Baron Haussmann, Préfet de la Seine qui s’était
distingué lors du projet du cimetière, voulut
moderniser la capitale. Il y créa donc des artères
bien connues : boulevards Haussman, Malsherbes, de l’Opéra
sur lesquels on construisit de nouveaux immeubles. Pour cela,
il fallait de la bonne pierre de construction et Méry
fut choisie pour ses bancs de calcaire blanc et noble. L’Opéra
Garnier ou le Petit Palais utilisèrent notre jolie
pierre qu’on appela alors le calcaire de... Paris !
Méry à cette époque (1856) comptait 910
habitants. La main d’œuvre arriva de la Creuse,
de la Haute-Vienne et du Berry. En quelques années,
la rue de Paris (devenue avenue Marcel Perrin), jusqu’alors
bordée de champs, vit s’élever, de part
et d’autre, des maisons. Elle devint l’artère
principale du village.
De nombreuses
galeries furent creusées et nos carrières de
pierre donnèrent du travail aux employés jusqu’en
1945.

Après
la guerre, des champignonnières s’installèrent
dans les carrières désaffectées. La crise
économique les a conduit à fermer les unes après
les autres dans les années 1990. Le champignon produit
s’appellait évidemment le champignon ….de
Paris. Ces entreprises ont contribué au bon entretien
des carrières dont il ne faudrait pas oublier qu’elles
sont constituées d’un matériau naturel
qui évolue au fil du temps et qu’il faut surveiller.
Le
cimetière
Depuis les origines, on enterrait les morts autour de l’église
Saint Denis, mais en 1833 une épidémie de choléra
tua tant de personnes qu’il fallut trouver de la place.
Le cimetière actuel ouvrit donc ses portes aux malheureuses
victimes. Plus tard, la grippe espagnole fit succomber de
nombreux enfants comme en attestent les pierres tombales.
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