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Le
Domaine de La Haute-Borne
A partir
du XIXe siècle, la ville de Paris étouffe dans
ses murs et cherche des territoires pour créer ou moderniser
certains services demandant beaucoup d’espace. La ville
de Paris achète alors des terres sur les communes de
Méry, Saint-Ouen-l’Aumône et Pierrelaye
afin d’y réaliser un projet fou : envoyer reposer
en terre mérysienne, les morts de Paris par convois
entiers acheminés par chemin de fer ! La
guerre de 1870 empêchera le projet de voir le jour.
C’est finalement la proche banlieue qui offrira le repos
éternel aux morts de Paris.
Les terres
de la Haute-Borne l’ont échappé belle
ainsi que Méry qu’on aurait tôt fait d’appeler
la ville des morts ! A la place, ces terres vont remplir,
pendant plus de soixante ans, le rôle de ferme modèle
de France où l’on développera les nouvelles
techniques agricoles en vue d’absorber et recycler les
eaux d’épandage de Paris. On y pratiquera notamment
la culture maraîchère intensive de légumes
non consommables crus, pour alimenter les populations parisiennes.

A partir
des années 60, la mécanisation puis la monoculture
intensive chasseront les populations de la Haute-Borne contraintes
de trouver ailleurs des débouchés économiques.
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